Plan du site
Technique Sesam-Vitale Logiciels médicaux Fulmédico e-santé e-outils DMP        
29 / 07 / 2010

Accueil >> Logiciels médicaux >>   Polémique sur l’informatisation des médecins libéraux

TOP 10 :

articles les plus lus :
 
25 février 2005 :
LiveBox et réseau mixte (Ethernet et Wifi)
147328 visites

3 avril 2005 :
LiveBox : Enlever la couche "sécurité" du réseau sans fil
42851 visites

16 juillet 2004 :
Prise RJ45 et câble réseau
40505 visites

29 août 2006 :
Un amuse-gueule, le didacticiel DMP
33957 visites

21 avril 2005 :
LiveBox : Jouer à Warcraft 3 : the frozen throne
30556 visites

1er juin 2005 :
Comment sécuriser le Wifi médical ?
29783 visites

19 février 2005 :
Banc d’essai des lecteurs Sesam-Vitale de bureau 3.0
29002 visites

16 août 2004 :
Amortissement d’un ordinateur ou d’un logiciel
22754 visites

5 décembre 2007 :
Après le pifomètre, le GIP DMP publie enfin son premier baromètre.
19043 visites

11 mars 2006 :
Faudra-t-il changer de lecteur de cartes ?
19027 visites

Polémique sur l’informatisation des médecins libéraux

jeudi 6 décembre 2007.
 
 
S’il existe des chiffres aussi fiables que ceux sur la taille de la sardine qui aurait bouché un jour le port de Marseille, c’est bien ceux de l’informatisation des professionnels de santé.
Après la Cnamts et la Cour des Comptes, une récente étude faite par les URML contredit à nouveau les statistiques données récemment par Jacques Sauret et André Loth pour justifier l’échec du DMP.
Le coup de grâce aux deux experts vient d’être donné par une étude du GIP DMP !

6 décembre 2007

Un sondage fait pour le GIP DMP, entre le 25 octobre et le 12 novembre 2007 par l’IPSOS Santé et portant sur 514 médecins (MG : 313 - Spé. Lib. 101 - Spé. Hospi. 100), contredit le tableau misérabiliste de l’informatique de santé dressé par Jacques Sauret (GIP DMP) et André Loth (MISS).
La dernière page de l’enquête confirme les chiffres du récent panel URML de généralistes en Bretagne, Pays de Loire, Basse Normandie et PACA.


En effet, 86% des médecins disposeraient d’un équipement informatique (généralistes : 89% - Spécialistes libéraux : 82% - Spécialistes hospitaliers : 87%).
58 % s’en servent pour la gestion des dossiers patients (généralistes : 78% - spécialistes libéraux : 56% - spécialistes hospitaliers : 43%) et 48 % pour l’impression des ordonnances (généralistes : 67% - spécialistes libéraux : 45% - spécialistes hospitaliers : 31%).
Par contre seuls 18% déclarent utiliser “une messagerie sécurisée pour échanger des informations médicales avec leurs confrères (généralistes : 19% - spécialistes libéraux : 12% - spécialistes hospitaliers : 25%). Cette place des hospitaliers sur la première marche du podium laisse perplexe. La carte CPS étant diffusée homéopathiquement dans les établissements de santé, on peut se demander ce que recouvre le concept de sécurisation des échanges pour les meilleurs de la classe !
59% ne se servent pas d’internet pour les échanges médicaux.
64% des généralistes contre 58% des spécialistes libéraux disposent de l’ADSL au cabinet. 17% des généralistes et 12% des spécialistes restent en bas débit. A noter que 19% des généralistes et 30% spécialistes libéraux n’ont pas internet sur leur lieu de travail.

Autre enseignement important de cette enquête, 80% des médecins estiment “commencer à maîtriser” (30%), “maîtriser plutôt bien” (40%) et 10% se déclarent même des experts. Ces chiffres contredisent l’état et les attentes des médecins tels que les décrivent certains syndicats médicaux.


Selon une enquête Eurostat réalisée au premier trimestre 2007 et publié le 3 décembre 2007, "Utilisation d’Internet en 2007, ménages et particuliers", 49% des Français ont accès à Internet contre 54% des ménages européens. 43% des ménages français sont connectés en haut débit. Les taux les plus élevés d’accès à Internet ont été enregistrés en Islande (84%), aux Pays-Bas (83%), en Suède (79%) et au Danemark (78%).

29 novembre 2007

CNS : une vision datée de l’informatisation médicale

Le 29 novembre 2007, la Conférence Nationale de Santé s’est autosaisie sur le dossier de l’informatisation des données personnelles de santé.

Selon l’avis en ligne « 20 % des établissements de santé français disposent d’un dossier médical informatisé (D.M.I.) ( Enquête du Groupement d’informatisation des systèmes d’information hospitaliers G.M.S.I.H., 2005. ). Comparativement, la situation des hôpitaux américains est la suivante ( American Hospital Association, 2006) : 11 % ont totalement mis en oeuvre un D.M.I., 57 % l’ont partiellement mis en oeuvre, et 32 % n’ont pas de D.M.I. »

Pour l’informatisation de la médecine de ville, on continue à l’ausculter par le petit bout de la lorgnette, c’est à dire la télétransmission des FSE :
« ... Du côté de la médecine de ville, l’informatisation des cabinets est ancienne, même si observés aujourd’hui les résultats ne sont guère brillants, hors la part de médecins jeunes ou intégrés en réseau qui se sont familiarisés avec ces outils. Un rapport d’information fait au nom de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes de la Nation a été présenté par le sénateur Jean-Jacques Jégou (Rapport n° 62, annexé au procès verbal de la séance du 3 novembre 2005). Cependant, il faut observer que le taux d’informatisation des professionnels de santé est en progression constante, en ville. Si 84 % des spécialistes en médecine générale télétransmettent, seulement 66 % des autres spécialistes le font. Encore faut-il noter que dans ces médecins télétransmetteurs, un quart d’entre eux utilisent un dispositif de télétransmission autonome (de type Intellio, par exemple) ou sans fichier patient (comme Helledoc Edition Spéciale, par exemple). Néanmoins, cette amélioration s’est accentuée sous l’influence de la télétransmission des feuilles de soins. Selon les sources, 40 à 60 % d’entre eux utilisent un dossier informatisé... »

Les références sont fort anciennes et contestables :
« ... En octobre 2000, l’enquête FORMMEL, réalisée via Internet, a vu la participation de 3 200 médecins, dont 88 % de généralistes. Elle a montré que 99 % d’entre eux utilisent l’ordinateur principalement pour la gestion du dossier médical, si l’on accepte qu’en pratique de ville la gestion du dossier médical recouvre en pratique des modalités très différentes. En 2002, une enquête réalisée par l’U.R.M.L. P.A.C.A. portant sur 1 649 médecins a montré que 80 % d’entre eux utilisaient un fichier « patients », que 62 % utilisaient le courrier électronique et que 96 % utilisaient Internet. Parmi ceux qui ne sont pas informatisés, la cause invoquée est le manque de connaissances techniques supposées et nécessaires pour 27 % d’entre eux. Les attentes des médecins qui se sont exprimés dans cette enquête concernent l’échange de données médicales pour 78 % d’entre eux, les 22 % restants ne se prononçant pas.
Au total, la gestion informatique reste, en ville, individuelle et peu communicante. Elle porte le plus souvent sur la gestion courante du cabinet, l’enregistrement des observations, la gestion des rendezvous et des fonctions d’édition d’ordonnance contrôlée par l’accès à une base de données sur les médicaments.
Les équipements, pour certains vétustes, reposent sur des logiciels hétérogènes. Le nombre de société fournisseurs de logiciels de gestion de cabinet ou d’applications de gestion de dossier pour la médecine libérale est de l’ordre de 150 en France. En Grande-Bretagne, ce nombre s’est réduit à une quinzaine. Par ailleurs la possibilité d’utiliser l’ADSL incite les médecins à se connecter en permanence sur le réseau pour disposer instantanément de documents attachés aux messages qu’ils envoient. Cette possibilité, actuellement limitée à une partie du territoire, devrait exister partout. [...]
En tout état de cause, cette informatisation de la médecine de ville s’est faite « au fil de l’eau » en fonction des avancées technologiques opportunes, sans débat public... »

On notera que comme récemment lors des discussions du PLFSS 2008 au Sénat, on pointe comme facteur aggravant le déficit en ADSL alors que la France est au dessus de la moyenne européenne pour l’accès haut débit !
Et pourquoi d’ailleurs faudrait-il qu’il y ait un débat public sur l’« informatisation de la médecine de ville » ?


25 novembre 2007

85 % des généralistes en Pays de Loire

Selon les résultats d’un panel d’observation des pratiques et des conditions d’exercice en médecine générale dans les Pays de la Loire (1ère vague d’enquête mars 2007) [1]

La majorité des généralistes utilisent l’ordinateur de façon courante dans leur activité professionnelle : « 
-  La majorité des médecins interrogés ont une connexion à internet à leur cabinet (87 %).
-  La majorité utilisent également l’informatique de façon courante dans leur activité : pour télétransmettre leurs actes à l’assurance maladie (85 %), pour gérer les dossiers médicaux de leurs patients (85 %), et pour rédiger leurs ordonnances (79 %).
-  62 % des généralistes utilisent cet outil pour la comptabilité de leur cabinet.
-  Enfin 53 % des généralistes transmettent de façon sécurisée des informations médicales relatives à leurs patients... »

Jacques Sauret : 15 et 20 % des médecins utilisent l’ordinateur à des fins médicales

Jacques Sauret (à l’époque Chef de la Mission pour l’informatisation du système de santé) lui dans le rapport d’activité du GIP DMP pour 2006, écrivait « ... Mais ce qui est encore plus complexe, c’est d’insérer le DMP dans la pratique médicale au quotidien. 80 % des médecins ont un ordinateur sur leur bureau, mais seulement entre 15 et 20 % d’entre eux l’utilisent à des fins médicales... »

André Loth (MISS) : 20 à 30%

André Loth, nouveau patron de la MISS, un expert éminent du sujet, écrivait le 9 juillet dernier à la page 11 de "Projet de plan stratégique des systèmes d’information de santé :
« ... Considérant que l’informatique sert pour bon nombre des médecins libéraux essentiellement à la télétransmission des feuilles de soins (SESAM-Vitale) et à des fonctions bureautiques, et que seulement 20 à 30% seulement d’entre eux utiliseraient un dossier patient électronique... »

66 % pour la Cour des Comptes

La Cour des Comptes est plus optimiste. Dans son rapport sur le partage des données entre les systèmes d’information de santé, elle explique :
-  « ... les professionnels de santé et les établissements de santé se sont massivement équipés de systèmes d’information. A titre d’exemple, en 2006, 66 % des médecins généralistes utilisaient un logiciel de gestion des dossiers médicaux alors qu’ils n’étaient que 25 % en 2003. Cette évolution augmente l’intérêt de partager les informations médicales ;.... »
(Source : Etude de la CNAMTS de février 2006 sur l’informatisation des professionnels de santé.

Je dispose aussi de chiffres corroborant l’étude en Pays de Loire(étude privée faite en septembre 2005) :
Si effectivement environ "80 % des médecins ont un ordinateur", il y a beaucoup plus de ceux-ci qui utilisent couramment un logiciel médical (65 % des généralistes et 53 % des spécialistes).


[1] Méthodologie : Le panel d’observation des pratiques et des conditions d’exercice en médecine générale a été mis en oeuvre par les Unions régionales des médecins libéraux, la Fédération des Observatoires régionaux de la santé et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé dans 5 régions de France : Basse Normandie, Bourgogne, Bretagne, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans les cinq régions, le panel ne concerne que les généralistes libéraux. Ceux qui exercent de façon exclusive un mode d’exercice particulier (acupuncture, homéopathie ...) ont été exclus du champ de l’enquête.
Le nombre de médecins enquêtés est de 200 en Basse-Normandie, 200 en Bourgogne, 400 en Bretagne, 450 en Pays de la Loire et 600 en Provence-Alpes-Côte d’Azur .

4640 affichages




 

 Polémique sur l’informatisation des médecins libéraux

Utilitaires

Actualité

Bases médicamenteuses


Untitled Document
 
© 2004-2006 MediaMed pour FULMEDICO
Gab - design © 06/2003 - Template Spip sous licence GPL