| Critère 46 - tests 31/81 : Le LAP permet d’éditer en texte libre sur une ordonnance ou sur une feuille dédiée toute information que le prescripteur juge nécessaire à l’information du patient ou à l’interprétation d’une ordonnance. |
Un premier pas dans l’assistance de l’ordinateur auprès du prescripteur apparaît néanmoins dans le critère 50, afin de prévenir le pharmacien de l’existence d’un EEN pouvant poser problème lors de la substitution, cela par inscription automatique sur l’ordonnance. Mais pourquoi uniquement « en cas de prescription en DC » ? Si la prescription est faite avec le nom de fantaisie du princeps, l’obligation n’existe-t-elle plus ?
| Critère 50 - test 75 : En cas de prescription en DC, l’ordonnance imprimée contient les informations relatives aux excipients à effet notoire pouvant poser un problème pour le patient. |
Un texte « libre » est un texte informatif à destination du pharmacien ou du patient, que l’on doit pouvoir ajouter facilement à une ligne de prescription, ou à la totalité de la prescription.
En ce qui concerne le pharmacien, cela peut être :
Le signalement d’un EEN, le cas est prévu par le référentiel.
Il peut s’agir d’un commentaire du genre « je dis bien » en cas de posologie inhabituelle ou « non substituable » lorsque c’est justifié.
Il peut s’agir de condition de délivrance, par exemple délivrance fractionnée pour SUBUTEX comme mentionné dans le RCP

En ce qui concerne le patient, on peut citer :
Le mode d’administration est à joindre à la posologie ; BCB le propose par défaut de temps en temps. Exemple avec FOZAMAX (à croire que ce médicament fait peur à tout le monde) :
o 1 comprimé le matin à jeun à avaler avec un grand verre d’eau plate.
o Ne pas s’allonger pendant au moins 30 minutes.
o Prendre le comprimé le matin au lever au moins une demi-heure avant l’absorption des premiers aliments, boissons (PAS d’eau minérale) ou médicaments de la journée, en position assise ou debout.
Les précautions d’emploi à destination du patient : c’est un des chapitres des BDM oublié par le référentiel HAS, nous l’avons vu dans l’article sur la gestion des précautions d’emploi et des mises en garde.
o Par exemple, l’indication des interactions alimentaires

Le rappel des conseils hygiéno-diététiques,

Les avertissements médico-légaux de risque d’effets secondaires importants et évitables.

Le signalement des médicaments agissants sur la conduite automobile
BCB propose dans sa version autonome des « recommandations » à destination du patient : exemple avec CIFLOX, mais il serait bien que le prescripteur puisse modifier selon ses préférences.
Une fonction d’appel de libellés programmés ou issus des RCP, afin de faciliter l’inscription de « texte libre » sur les ordonnances serait donc la bienvenue.

Un certain nombre d’informations sont importantes à rajouter sur les ordonnances en sus des lignes de prescription. La HAS en est consciente, puisque le cas est prévu, mais rien ne va au delà de cette prise de conscience, sauf une fois de plus, pour un problème médico-légal pouvant entraîner la responsabilité des tutelles : celui des Excipients à effet notoire.