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29 / 07 / 2010 |
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L’omerta sur le projet DMP, cela suffit !Il circule actuellement sous le manteau un certain nombre de documents préparatoires sur le futur DMP.Le DMP concerne tous les français, pourtant sa mise en oeuvre se fait dans l’ombre.Le projet de Carte nationale d’identité électronique Adèle a eu au moins le mérite d’être l’objet d’un débat public organisé par le Forum des droits sur l’internet. Or pour le DMP, dont les enjeux sont beaucoup plus importants, la parole et l’information sont confisquées par un Comité d’Orientation d’une cinquantaine de « membres désignés par le ministre de la santé et des solidarités sur proposition du Président et du vice-président du conseil d’administration du Groupement » et dont la moitié serait soit-disant représentative des « professionnels de santé ou des patients ». C’est pour cette raison que Fulmedico met ce tableau distribuant les droits d’accès au DMP, (qui selon le site du GIP-DMP aurait été présentée à la CNIL et finalisée le 21 janvier 2006), en téléchargement sur son site avec le mode d’emploi. Le deuxiéme fichier, “Nomenclatures pour IHE-XDS” permet de voir à quoi correspondent les codes IHE-XDS. La multiplicité des personnes ayant accès à des pans entiers du DMP sans justification professionnelle stricte, augmente de manière exponentielle le risque de divulgation des données médicales. 1) En majorité, les différentes catégories de professionnels de santé, disposeraient d’un accès global en lecture à la plus grande partie des informations du DMP, même quand elles n’ont pas de rapport avec leur domaine d’activité spécifique. L’architecture cogitée par le CO du GIP-DMP et ses “groupes de travail”, étend l’accès aux informations confidentielles à de multiples professionnels de santé. Un homme politique, un chef d’entreprise, pourra t-il prendre le risque d’avoir autant de personnes partageant l’accès à ses données de santé ? 2) Pas de colonne spécifique pour le "médecin traitant" (qui logiquement devrait avoir un accès total car dans ses missions l y a la gestion du DMP). 3) On y note que le généraliste, même médecin traitant, ne peut pas commenter un bilan biologique, un suivi de soins, un bilan d’autonomie, un bilan fonctionnel (kiné), un courrier de spécialiste ou une lettre de sortie hospitalière pour, par exemple, en corriger les erreurs ou les imprécisions. Même une sage-femme a plus de droit en écriture. 4) "Résultats d’examens biologiques (y compris groupe sanguin, bactériologie et virologie)". On peut être surpris par l’accès en lecture des pharmaciens ou des infirmières. En dehors de l’INR, qu’est ce qui peut justifier un accès à tous les résultats de biologie. Est-il normal qu’une sage-femme puisse avoir accès à des résultats de biologie en dehors de son domaine de compétence ? 5) "Images radiologiques ou d’imagerie (documents)" : Les biologistes auraient un accès en lecture et écriture. Quel intérêt ? Pourquoi les généralistes (dont le médecin traitant) n’ont pas un accès en écriture (commentaire). Pourquoi un dentiste (ou une sage-femme) aurait-il un accès global à toute l’imagerie (UIV, échographie cardiaque, etc...) ? 6) "Pathologies en cours" "Traitements en cours" (y compris médicaments administrés) Pourquoi un chirurgien, un dentiste, une infirmière, un biologiste, un kiné, aurait-il accès à l’intégralité des pathologies et des traitements si elles sont en dehors de sa sphère d’activité ? 7) Par contre, on peut regretter que les protocoles de soins (PIRES) ne soient pas enfin sur ce DMP ! Rapport juridique de Maître Michèle Anahory-Zirah du cabinet Landwell & Associéspage 164 Page 166 Nous favorisons clairement l’hypothèse a maxima qui constituerait un progrès significatif dans la prise en charge du patient. Elle présente l’avantage d’offrir une réelle information de chacun des professionnels dans leur sphère de compétence respective. Sa mise en oeuvre peut toutefois soulever des difficultés tant matérielles que juridiques : matérielles puisqu’elle impose la définition de solutions informatiques avec un nombre de professionnels nettement supérieur et juridiques car elle nécessite de préciser, pour chaque catégorie de professionnel, le niveau d’informations accessibles selon son champ de compétence. Une introduction par étapes facilitera certainement la réalisation de cet objectif. Les décrets d’application pourraient ainsi définir un contenu progressif pour le DMP selon le caractère médical des informations, puis paramédical, etc. Les décrets d’application de la loi du 13 août 2004 devront dans cette hypothèse déterminer, à l’aide du modèle préexistant, quel sera le contenu du DMP et les informations qui pourront y être insérées, tandis que les appels d’offres de marchés publics pour l’hébergement préciseront les conditions de satisfaction aux conditions de modulation de l’accès des intervenants. (...) (...) La définition des professionnels concernés : 6542 affichages
Aucun médecin traitant digne de ce nom ne devrait inscrire quoi que ce soit dans ce DMP. Violation secret médical ; non exhaustif, le patient pouvant masquer ce qu’il veut ; responsabilité du MT ouvertement engagée, avec explosion des attaques judiciaires contre les médecins....et j’en passe. Réservons au DMP de l’énarquo-politicaille un enterrement de 1er classe, comme il se doit. BOYCOOT total et définitif. Remplaçons ce DMP par une meilleure oganisation de la transmission d’info de médecin à médecin. Utilisons des outils simples et peu couteux créé par les médecins, et qui se répendent même dans les hopitaux. (je pense à Apicrypt) Nul besoin de GIE, opérateurs et consorts. A bon entendeur salut ! Dr JM Rétaux / MG / Vice président de l’AMULA (asso.des utilisateurs des logiciels Axilog)
> Le DMP : Une maison de verre ! (2006-03-05 20:32:12)
- Sepsis
Une seule réponse adaptée : le boycott complet en lecture-écriture par les médecins généralistes.
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Le DMP : Un dossier de verre !
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