Plan du site
Technique Sesam-Vitale Logiciels médicaux Fulmédico e-santé e-outils DMP        
03 / 09 / 2010

Accueil >> e-outils >>   Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique

TOP 10 :

articles les plus lus :
 
25 février 2005 :
LiveBox et réseau mixte (Ethernet et Wifi)
148398 visites

3 avril 2005 :
LiveBox : Enlever la couche "sécurité" du réseau sans fil
43190 visites

16 juillet 2004 :
Prise RJ45 et câble réseau
41707 visites

29 août 2006 :
Un amuse-gueule, le didacticiel DMP
34634 visites

21 avril 2005 :
LiveBox : Jouer à Warcraft 3 : the frozen throne
30855 visites

1er juin 2005 :
Comment sécuriser le Wifi médical ?
29922 visites

19 février 2005 :
Banc d’essai des lecteurs Sesam-Vitale de bureau 3.0
29158 visites

16 août 2004 :
Amortissement d’un ordinateur ou d’un logiciel
23004 visites

11 mars 2006 :
Faudra-t-il changer de lecteur de cartes ?
19190 visites

5 décembre 2007 :
Après le pifomètre, le GIP DMP publie enfin son premier baromètre.
19159 visites

Est ce grave Docteur ?

Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique

vendredi 10 novembre 2006.
 
 

L’art de la bi-prescriptance électronique est un exercice difficile. Clic@LD, le nouveau logiciel des URCAMs destiné à aider le médecin à bien bizoner, s’y brûle les doigts.
Déjà bâclé sur le plan fonctionnel, il utilisait dans ses premières versions, une base médicamenteuse contenant des spécialités retirées du marché parfois depuis 7 ans...

Mais sur le fond, Clic@LD sert-il vraiment à grand chose ?

8 novembre 2006

Lifting d’urgence pour Clic@ALD

Après sa calamiteuse version 1.07 d’octobre dernier, Clic@ALD s’offre un lifting d’urgence. Selon Marcel Garrigou-Grandchanp, qui a eu l’abnégation de la tester, Clic@ALD « dans sa dernière version (V1.08) reconnaît enfin les dernières molécules. Par exemple pour l’hypertension, il n’est pas resté bloqué sur l’ESIDREX ou la TENORMINE comme la version 1.07...
Je n’ai pas eu le temps cet après midi de tester en détail mais les requêtes COZAAR ou NEBILOX ont retrouvé les produits même dans tous les dosages ! ! ! »

25 octobre 2006

Clong@ALD ?

Je reçois un mail : « Nous vous informons qu’une nouvelle version de ClicALD a été mise en ligne. L’installation de la nouvelle version écrasera la version précédente. Nous vous en souhaitons une bonne utilisation. »
Je télécharge la nouvelle version.
Cela commence fort. L’interface est aussi déprimante. Il faut toujours autoriser Explorer à "utiliser le contenu actif". Bill Gates se méfie de ClicAld, il a raison, en effet :
Je sélectionne "ALD n°12 (HTA sévère) :
-  Je tape "ATACAND", il ne trouve pas
-  Je tente "COZ", il ne trouve pas COZAAR

Conclusion : Poubelle ou "Clong d’or" comme dirait Georges Delamare.

Yves Adenis-Lamarre confirme : « Pour l’instant, je n’ai pu prescrire que Esidrex, furosemide ou Lexomil. Tout le reste semble supprimé. Je pense que la Sécurité Sociale a été au delà des recommandations de la HAS pour éliminer ce qu’elle juge inutile !
A moins qu’elle ne taxe les laboratoires pour percevoir un droit d’inscription, car sur les 18 furosemide existants, seuls 4 sont présents. Sur les 36 metformine du Vidal, seul la variété Irex 850 est indiquée.
Effectivement, poubelle encore plus rapidement que la dernière version.
L’URCAM a t’elle seulement essayé de faire marcher avant de livrer ? Je pense qu’eux mêmes n’en ont rien à foutre de ce bidule, c’est plus qu’évident ! ! Ils achètent et livrent un machin sans savoir de quoi il en retourne ; c’est ce qu’on appelle du gaspillage financier dont les médecins endossent la responsabilité. »


17 mars 2006

Bizone futée !

Enfin, plus d’un mois et demi, après le remplissage initial du formulaire « obligatoire » donnant droit à télécharger Clic@LD, le postier des URCAMs a fini par retrouver les adresses électroniques des médecins et leur a envoyé un mail annonçant la deuxième mise à jour cosmétique du produit.
Malgré ce qui était écrit dans le courrier signé par le directeur de l’URCAM donnant les clefs de Clic@LD, aucun des praticiens qui avaient notifié leurs adresses électroniques et coché religieusement la case « Je souhaite être informé des mises à jour de l’application » n’avait reçu la moindre annonce de mise à jour.
Même si cela n’empêchait personne de dormir, pourquoi cet ostracisme antifulmédicien ?
Après enquête de l’inspecteur Bernardin, il s’agissait d’un problème technique sur le serveur des URCAMs !
10 mars 2006

Déjà la version 1.05 de Clown@LD, le logiciel qui fait rire les médecins !

Pour la télécharger directement, cliquer sur ce lien.
En effet comme les quelques centaines de médecins qui par curiosité le plus souvent se sont inscrits, je n’ai jamais reçu aucune notification de mise à jour.

La version 1.05 :
-  rajoute un menu de recherche du bon bizonage par "classe", ce qui n’est pas d’un intérêt évident. On peut supposer qu’un médecin capable de connaître la classe réglementaire souvent ésotérique d’un médicament, n’a nul besoin de perdre du temps avec clic@LD pour bien bizoner.
-  On notera par exemple que "RO1 : PRÉPARATIONS NASALES" ou "R02 : PRÉPARATIONS POUR LA GORGE" ont le feu vert conjoint de l’URCAM, de la CNAM, de l’AMPI et de la MSA en cas d’"insuffisance respiratoire". Par contre les "PRÉPARATIONS OTOLOGIQUES" se font tirer l’oreille. Allez comprendre la logique clic@LDéiste !

L’assurance maladie a même édité un dépliant PDF « Pour vous familiariser avec ce nouvel outil, feuilletez le dépliant professionnels de santé »


6 mars 2006

REUTERS SANTE : Clic@LD : polémique autour d’un outil d’aide à l’utilisation des ordonnanciers bizones


2 février 2006

Hic@LD se rebiffe !

Visiblement les URCAMs ne sont pas contentes qu’on tape sur Clic@LD, fruit, sans doute, de longs brainstormings et de coûteux investissements de l’URCAM de Picardie.

Sur le site, il existe une nouvelle rubrique : "ClicALD : ce qu’en pensent les professionnels" : " (...) La sortie de ClicALD a suscité dans le monde de l’informatique médical et des professions de santé des réactions et un intérêt certain. Plusieurs sites ont relayé la sortie de l’outil des URCAM. Si un seul parmi eux a vivement critiqué l’application, les autres ont salué l’initiative des URCAM. Quelles soient positives ou négatives, ces critiques serviront à faire évoluer ClicALD pour satisfaire le plus grand monde. "

Prudemment, on a évité de titrer "ClicALD : ce qu’en pensent les professionnels de santé". D’ailleurs, personne ne peut répondre en ligne.

Si on cherche "Clic@LD" dans GOOGLE, on remarquera que 95% des sites qui brossent Clic@LD dans le sens du bizone sont ceux de l’Assurance maladie (Urcam, CPAM). Comme devait l’indiquer une note de service, ils se sont contentés de reprendre le publirédactionnel original.

Mais saluons le fair-play un peu masochiste des Urcams qui mettent un lien vers l’article de Fulmedico qualifié de «  très polémique  » ...

Un Clic@LD nouveau ?

Le 26 janvier, suite en particulier à la circulation de cet article avant sa publication, Clic@LD (version 1.03) a été partiellement corrigé dans l’urgence. On a enfin expurgé de la base certains médicaments interdits ou retirés du marché.
Mais contrairement à ce qui avait été promis, les médecins, ayant téléchargé la version buguée, n’avaient pas reçu de mail annonçant le correctif cosmétique à cette date du 10 mars !

-  Lien direct d’accès au site en court-circuitant le formulaire.
-  Statistiques de téléchargement


20 janvier 2005

Le bizone peu respecté

Certaines maladies ouvrent droit à une exonération du ticket modérateur. Cette exonération est subordonnée à la reconnaissance par le médecin conseil d’une Affection de Longue Durée, [1] et concrétisée par le remplissage d’un protocole de soins conjoint.
A cet effet l’ordonnance bizone est séparée en deux :
-  Les traitements prescrits en partie haute permettent une exonération à 100 %, mais doivent faire parti des classes thérapeutiques listées dans le fameux protocole.
-  Toutes les autres prescriptions doivent être rédigées dans la partie basse.

Or le manque de rigueur de certains médecins lors du remplissage de la partie supérieure de ces ordonnances, contribuerait à plomber encore plus les comptes sociaux.

Rappelons que les ALD concernent 7,5 millions de patients [2] et que la dépense moyenne annuelle par bénéficiaire de l’ALD est de 7450 € [3]. Globalement le coût des affections exonérantes représente plus de 58 % des dépenses de base des différents régimes, soins de ville et d’hospitalisation confondus.
L’Assurance Maladie attend d’une meilleure gestion de l’ALD, la moitié des enjeux financiers de la maîtrise médicalisée planifiée par la nouvelle convention médicale. Pour peu que l’ordonnancier bizone soit utilisé avec tact et modération, les Caisses en espèrent une économie de 500 millions d’euros.

Clic@LD, le Zorro de l’ordonnancier, est arrivé

On allait voir ce qu’on allait voir avec les Unions Régionales des Caisses d’Assurance Maladie [4] dont une des missions est de promouvoir et d’évaluer « les actions de coordination des soins et la mise en oeuvre des bonnes pratiques par les professionnels de santé ». Celle de Picardie souhaitant montrer l’exemple, a confié à la société CAP GEMINI FRANCE EST, la réalisation d’un outil sensé aider le médecin au bon remplissage de l’ordonnance bizone.
Très satisfaites de ce produit révolutionnaire, et sans doute après des tests qu’on imagine fort rigoureux, les Caisses décident de généraliser l’expérience aux autres régions afin de bouter enfin la mauvaise prescriptance hors de France.

Depuis quelques jours, sur le site en ligne des URCAMs et des Caisses Primaires, on découvre Clic@LD.

Avant de disposer de cet e-outil qui va le projeter dans l’ère de la i-prescription, le médecin doit montrer patte blanche en remplissant un formulaire comprenant entre autres, son numéro ADELI et son e-adresse. En réponse, un mail est théoriquement renvoyé. Il contient un lien assurant le téléchargement. Ce message, aimablement signé par chaque directeur d’URCAM, lui « souhaite une excellente utilisation de clicALD » !

Premier souci, on ne peut l’obtenir sur une deuxième adresse, restriction qui pénalise les médecins exerçant sur plusieurs sites.

Plus simple, il est possible de le télécharger directement à partir de ce lien (version 1.03).

Deuxième gag, le navigateur Explorer (80 % du marché en France) analysant les macros de cette page HTML, il faut en autoriser le "contenu bloqué" lors de chaque utilisation. A ce stade, on peut déjà craindre qu’un médecin novice en informatique ou simplement pressé, décide de jeter l’éponge.

La prescription médicamenteuse est seule concernée.

Cela commence mal, les demandes d’examens complémentaires (biologie ou imagerie) ou les soins paramédicaux (infirmiers, orthophonie ou de kinésithérapie) ne sont pas traités !

Alors qu’il existe trente Affections Longue Durée, Clic@LD se limite péniblement à six.
Pour l’heure il faut se contenter des « Artériopathies chroniques », « Cardiopathies et insuffisance cardiaque », « Diabète », « HTA sévère », « Maladie coronaire », « Insuffisance respiratoire ».
Les intitulés réglementaires ne sont pas toujours utilisés, laxisme un peu surprenant de la part de l’Assurance Maladie :  [5]
Les plus fréquentes comme « Affections psychiatriques de longue durée » ou « Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique  » sont aux abonnés absents.

Sur le plan fonctionnel, c’est assez léger. On peut même dire que l’ergonomie est homéopathique. Ainsi il faut impérativement sélectionner les médicaments individuellement et pour chaque affection exonérante. Il n’y a pas non plus de mémorisation possible de l’ordonnance.

Clic@LD se prend une claque

En explorant les fichiers fournis avec l’outil Clic@LD, on constate que la base des médicaments est locale (data.js). Si on la consulte, on note déjà la présence de fautes répétées "SYSTHEMIQUES", "ANTI-IFLAMMATOIRES", etc. Visiblement le géniteur ne connait pas l’usage du correcteur orthographique.

Plus grave, on y trouve des médicaments retirés du marché depuis belle lurette (BIOSTIM®, IMOCUR®, IMUDON®, IRS 19®, RIBOMUNYL®, etc... ). Le VIVALAN® a tiré sa révérence en septembre 2005. La DIGITALINE Nativelle® a disparu en octobre 2003. Le DECADRON® n’existe plus depuis juin 2001. la CATALGINE® a quitté la piste en mai 2001. La NATISEDINE® n’est plus délivré dans les officines depuis le 9 avril 2001. L’ATRIUM® ou le DROLEPTAN® ont disparu des rayons des pharmacies, quand même, en mars 2001.
Sans doute par souci d’équilibre, les médicaments récents sont absents !

Techniquement Clic@LD se sert de la classification ATC (Anatomical Therapeutical Chemical), mais elle n’est pas vraiment adaptée pour le bizonisme automatique.

Comme la LYSOPAINE® ou le LOCABIOTAL® (non remboursés) dont l’ajout ou non, sur l’ordonnance est indolore pour les comptes de la sécurité sociale), l’OROPIVALONE BACITRACINE® (non commercialisé depuis septembre 2005) qui, comme chacun sait, est une banale pastille pour la gorge, serait, selon Clic@LD, "un médicament en rapport direct et incontestable" avec une "insuffisance respiratoire ".
Même indicateur au vert pour l’ISOFRA® (arrêt de commercialisation le 20 juin 2003) et dont l’indication unique était : « traitement local d’appoint des infections de la muqueuse rhinopharyngée ».
Le MAXILASE® (alpha-amylase) dont le Service Médical Rendu est insuffisant pour l’AFSSAPS, bénéficie des mêmes encouragements, si prescription dans le cadre d’une "insuffisance respiratoire" !
Les exemples sont multiples ! Ainsi ce pauvre VASTAREL® [6] dont les deux seules indications officielles sont « traitement prophylactique de la crise d’angine de poitrine » et « traitement symptomatique d’appoint des vertiges et des acouphènes », bénéficie d’une erreur d’arbitrage avec un étonnant feu vert pour l’ALD "Cardiopathie-Insuffisance cardiaque" et d’un mérité carton orange pour l’ALD "Insuffisance respiratoire". Curieusement alors qu’il joue à domicile dans le cadre de la "Maladie coronaire", il écope pourtant d’un carton orange.

Le SURVECTOR® pourrait même selon le logiciel des URCAMS avoir un « rapport indirect et inconstant avec l’artériopathie chronique » alors qu’il s’agit d’un antidépresseur retiré du marché en janvier 1999, en raison de « surconsommation avec difficultés de sevrage chez des patients pharmacodépendants. » En fait, tous les anxiolytiques et antidépresseurs bénéficient d’un feu orange dans l’indication "artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques". Pourtant selon le Haut Comité Médical de la Sécurité Sociale , pour cette affection de longue durée « La prévention secondaire n’inclut pas un traitement systématique anxiolytique ou "tranquillisant" dont l’efficacité au long cours n’a pas été démontrée. »

.

Clic@LD a des trous de mémoire

L’« Artériopathie chronique » n’aime pas les antidiabétiques expulsés par un feu rouge. Pourtant c’est un facteur de risque, mais il existe pour eux une ALD spécifique.
Mais alors pourquoi, lors de la prescription dans l’« Artériopathie chronique », en dehors des béta-bloquants (feu orange), les antihypertenseurs ont-ils eux le feu vert de l’Assurance Maladie ? C’est oublier que ces prescriptions dépendent de l’ALD « Hypertension artérielle sévère » avec dans les critéres de prise en charge : « Antécédent d’accident vasculaire cérébral transitoire ou existence d’une artériopathie des membres inférieurs asymptomatique dépistée, entre autres signes cliniques, par la disparition des pouls tibiaux postérieurs ou fémoraux. »
Une artériopathie chronique c’est aussi une vascularite inflammatoire [7]. Or la tentative de prescription d’un corticoïde chez un patient atteint d’une périartérite noueuse ou d’un maladie de Horton ou de Takayashu, entraîne le feu rouge !

.

Encéphalite spongiforme bureaucratique

Chez des médecins jusqu’alors rigoureux, il est possible que la validation des ordonnances par Clic@LD contribue à faire s’envoler le nombre de lignes dans la partie supérieure de l’ordonnance. Cet effet secondaire nuirait gravement au but recherché !

Nettement plus inquiétant est la présence du VIOXX® retiré en septembre 2004 , pour « doublement du risque relatif d’événements cardiovasculaires (infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux) par rapport au placebo » [8] .

Pire, le STALTOR® (Laboratoire Bayer) et le CHOLSTAT® interdits depuis août 2001, car ayant provoqué la mort dans le monde d’une centaine de patients par rhabdomyolyse , répondent aussi à l’appel !

Il est assez surréaliste de voir, en janvier 2006, s’afficher le feu vert de l’Assurance Maladie lors de la tentative de prescription de médicaments dont l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) est officiellement annulée. Quand ce retrait, pour certains datant de plusieurs années, est la conséquence directe de la mort de patients, c’est encore plus consternant !
Visiblement l’énorme battage médiatique, qui a entouré la mort commerciale de ces différents produits, n’a pas réveillé l’URCAM.

Cette systématisation dans l’approximation et l’erreur, est la seule chose qui force l’admiration dans Clic@LD.

A compter du 1er janvier 2006, l’article L. 161-38 de la Loi du 13 août 2004 a chargé la Haute Autorité de Santé "d’établir une procédure de certification des sites informatiques dédiés à la santé et des logiciels d’aide à la prescription médicale ayant respecté un ensemble de règles de bonne pratique".
Il est à craindre que Clic@LD ne mérite qu’un zéro pointée !

En terme de bases médicamenteuses, il existe aussi une jurisprudence. Le 17 mai 1999 (JO du 11 Juillet 1999), l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, avait carrément interdit la diffusion du logiciel SesamDoc diffusé par Bayer pour promouvoir son STALTOR® car "considérant que ce logiciel est manifestement contraire aux dispositions de l’article L. 551-1 du code de la santé publique. En effet, cette base de données est très incomplète et n’est pas à jour, ce qui est de nature à porter atteinte à la santé publique : (...) des spécialités retirées du marché depuis plusieurs années y sont toujours présentées tandis que d’autres médicaments commercialisés sont absents de la base, ce qui peut induire les prescripteurs en erreur lors de l’établissement de leurs prescriptions ;"

.

Le SMR oublié !

Cet outil ne prend pas non plus en compte le SMR (Service médical Rendu) des médicaments. Proclamer, comme le fait Clic@LD, que les vasodidateurs cérébraux et autres oxygénateurs de neurones, dont le SMR est notoirement insuffisant, sont des médicaments ayant un rapport « direct et incontestable » avec les « artériopathies chroniques » est pour le moins contestable et constesté par la communauté médicale, l’AFSSAPS et même le Ministère de la Santé.
Depuis 1999, une réévaluation de toute la pharmacopée française a été engagée, afin de lancer des plans de déremboursements ou de baisse de remboursement de médicaments de faible utilité, dont l’augmentation pèse sur les comptes de Sécurité Sociale, abonnés au rouge.
Elisabeth Guigou, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, avait par un arrêté de septembre 2001, abaissé le taux de prise en charge par l’assurance maladie de 65 à 35% de 148 produits à SMR insuffisant. Dans cette liste on trouvait des médicaments « vasodilatateurs et traitements des troubles de la mémoire ». Les conclusions de la Commission de Transparence de l’AFSSAPS restent aujourd’hui identiques pour toutes ces spéciatités : « Le service médical rendu est insuffisant dans l’ensemble des indications thérapeutiques pour justifier une prise en charge. » En clair cela veut dire que ces médicaments sont inutiles et ne devraient plus être remboursés.
Or le 20 juin 2003, le Conseil d’Etat annule cette baisse du taux de remboursement des deux vasodilatateurs Duxil® et Trivastal® du laboratoire Servier pour "défaut de motivation des avis de la Commission de la transparence".
Afin de ne pas faire de jaloux, le 24 juillet 2003, il rend une décision identique avec dix autres médicaments : Gevatran®, Praxilène® (Lipha Santé), Fonzylane® et Olmifon® (Lafon), Tanakan® (Beaufourg-Ipsen Pharma), Cervoxan® (Pharmapharm), Ginkogink® et Tramisal® (Urpac Altier), Nootropyl® (UCB Pharma) et Geram® (VedimPharma).
Finalement le 28 septembre 2005, l’AMM du Duxil® a été retirée et ce médicament au rapport bénéfice/risque défavorable, commercialisée depuis 1978, prend une retraite bien méritée [9] .
Bien entendu, Clic@LD ignore encore cette décision de l’AFSSAPS et le Duxil® bénéficie d’applaudissements lors de sa prescription. Soutenu par ce feu vert de l’Assurance Maladie, le Duxil® entamera t-il un nouveau come-back ?

.

PIRES ou nouveau protocole de soins issu de la Loi du 13 août 2004.


Les Caisses oublient aussi que dans le nouveau protocole de soins pour les patients atteints d’une affection de longue durée, il existe une zone listant les soins nécessaires au traitement de l’ALD. La conséquence réglementaire, c’est qu’un médicament ne peut être écrit dans la partie supérieure de l’ordonnance, que s’il fait parti des classes thérapeutiques validées du protocole !

.

L’intention des URCAMs est bonne, mais la réalisation tient de l’amateurisme

L’exercice de la bi-prescriptance est difficile et, c’est regrettable, Clic@LD rate sa cible par manque de rigueur. Quand on entend donner des leçons de prescription aux médecins, il convient de diffuser un outil parfait, convivial et surtout utilisant une base pharmacologique ne contenant pas des médicaments pour certains interdits depuis décembre 1998.
Dans le mail de demande initiale, le directeur de l’URCAM, précise que « cette inscription permettra d’être informé des mises à jour », ce qui effectivement est assez indispensable !
Espérons que les agents des Caisses utilisent pas cet outil bancal pour contrôler les prescriptions ALD des médecins.
Pour des raisons d’ergonomie, il serait beaucoup plus rentable et pratique d’intégrer cette fonctionnalité directement dans les logiciels métiers de prescription.

Les URCAMs oublient aussi que bientôt l’ «  historique des remboursements  », ex « web médecin » permettra aux médecins de consulter en ligne l’historique des remboursements des soins et prestations versés à chaque patient dans les douze derniers mois et supportera aussi les protocoles de soins. C’est interfacée à cet « historique des remboursements » qu’est la place d’un outil d’aide au remplissage de l’ordonnance bizone !


Conclusion

Annoncé comme « simple, convivial, pratique ». « Clic@LD n’a pas valeur de référentiel » prévient l’Assurance Maladie. Effectivement, c’est loin d’être le cas !
Selon la publicité abondamment relayée par les différents sites de l’Assurance Maladie, il suffit « de sélectionner une ALD, renseigner un nom de médicament et on obtient facilement un avis sur leur concordance au titre de la prise en charge à 100 % ». L’ennui, c’est que l’avis de concordance n’est pas lui fiable à 100 % !

En analysant le code des fichiers, on notera que ce "chef d’oeuvre" a été réalisé par CAP GEMINI FRANCE EST.
Combien a t-il coûté à l’URCAM picarde ?
Fulmedico et d’autres associations d’usagers de logiciels, rassemblent un certain nombre de médecins compétents qui auraient gracieusement pu aider à mettre au point, voire même développer totalement Clic@LD compte tenu de son faible niveau technique.

Cette leçon servira t-elle aussi pour ceux qui imaginent que le DMP se fera de la même manière sans l’expertise des médecins utilisateurs d’informatique médicale ?


Version originale de Click@LD avant travaux - 444.9 ko
Version originale de Click@LD avant travaux
 
Version 1.02 mise à disposition des médecins par les URCAMs le 12 décembre 2005..

La version 1.02 n’est pas un millésime. Elle sent le bouchon. Mais il serait dommage de la jeter. C’est, pour les assurés sociaux et les médecins, un témoignage de la gestion de leurs fonds par les URCAMS. Cette version, datée de septembre 2005, est restée en ligne jusqu’au 25 janvier 2006 !

Le 26 janvier, suite en particulier à la parution de cet article, Clic@LD (version 1.03) a été partiellement corrigé.
Contrairement à ce qui était promis, les médecins ayant téléchargé la version buguée n’avaient pas reçu de mail annonçant le correctif à la date du 2 février.


Lire aussi

Malédiction fatale sur la base médicamenteuse FOPIM
Victime d’une strangulation ottomane, la base est étouffée dans l’oeuf...

A quand un test d’utilisabilité des e-outils de l’Assurance-Maladie ?


[1] telle que prévue à l’article L 322-3 3° et 4° du Code de la Sécurité Sociale

[2] soit 13 % des assurés

[3] soit sept fois plus que la dépense moyenne des assurés non ALD

[4] Selon l’Article L183-1 du Code de la Sécurité Sociale, « L’union régionale promeut et évalue les actions de coordination des soins et la mise en oeuvre des bonnes pratiques par les professionnels de santé »

[5] - Artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques.
-  Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves.
-  Diabète de type 1 et diabète de type 2.
-  Hypertension artérielle sévère.
-  Maladie coronaire.
-  Insuffisance respiratoire chronique grave.

[6] Le VASTAREL® avait un niveau de SMR insuffisant dans l’indication « traitement d’appoint des baisses d’acuité et des troubles du champ visuel présumés d’origine vasculaire ». Cette indication a été retirée. Il conserve un SMR modéré dans les indications « traitement prophylactique de la crise d’angine de poitrine » et « traitement symptomatique d’appoint des vertiges et des acouphènes ».

[7] Selon la définition du Haut Comité Médical de la Sécurité Sociale « Par artériopathies chroniques, on entend toutes les atteintes pariétales de l’aorte, des artères iliaques, des artères des membres inférieurs et des artères viscérales, notamment rénales et mésentériques. L’athérome représente la cause habituelle (avec développement progressif de sténoses et/ou dilatations anévrismales), mais non exclusive des artériopathies (maladie de Horton, maladie de Takayashu, maladies de "système"...). »

[8] Lancé en 1999, le Vioxx® aurait été utilisé par vingt millions de personnes dans le monde et selon une enquête de la FDA, aurait pu causer le décès de 27 000 d’entre eux.

[9] Duxil® : le 28 septembre 2005, l’Afssaps annoncait le retrait de l’AMM de Duxil® des laboratoires Servier à la suite d’une réévaluation du rapport bénéfice/risque de ce vasodilatateur à base d’almitrine et de raubasine. L’agence précisait que les résultats obtenus montrent que « l’efficacité de Duxil® est devenue insuffisante au regard des critères actuels exigés pour l’évaluation de l’efficacité dans ses trois indications ». Ces dernières étaient le traitement symptomatique du déficit cognitif et neuro-sensoriel du sujet âgé, (à l’exception de la maladie d’Alzheimer et des autres démences), le traitement d’appoint des baisses d’acuité et troubles des champs auditifs et visuels présumés d’origine vasculaire et le traitement de certains syndromes vertigineux et/ou acouphènes présumés d’origine vasculaire.
Par ailleurs, l’Afssaps indiquait que la réévaluation avait mis en évidence un risque rare de neuropathie périphérique et d’amaigrissement. Le médicament disposait d’une AMM depuis 1978 et avait fait l’objet, en septembre 2001, d’une baisse de 65 % à 35 % de son taux de remboursement. Cette dernière décision avait été ensuite annulée par le Conseil d’Etat en juin 2003.

8125 affichages


[

FORUM de l'article :
> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-09-19 17:49:36) -

Bonjour,

J’ai lu avec attention tous vos articles concernant les ALD.Effectivement Clic AlD a peu d’utilité. IL existe depuis peu un logiciel très interessant d’aide au remplissage des demandes en ALD qui mérite d’être connu :

ALD-Theque.

Vous pouvez télécharger la version de démonstration sur leur site.

Confraternellement



> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-02-12 18:28:26) -

Comme avec le Vidal, va t’il falloir éplucher Clic@ald pour démontrer que les algorythmes décisionnels choisis sortent de l’entendement médical ! Combien faudra t’il de fois crier que la médecine doit être laissée aux médecins alors qu’on veut imposer la vision des informaticiens pour gouverner les médecins ! difficile de mettre en équation la médecine, avec les outils actuels, que l’on dénonce sur ce forum depuis 10 ans en pure perte !

donc, il y avait le cas SURVECTOR, traduisant l’incapacité à utiliser une BDM moderne et actualisée. Exemple peu dangereux car SURVECTOR ne peut plus être prescrit.

Mais il y a pire ! ! !

En conceptualisant Clic@ld, les tutelles ont elles pensé à la iatrogénie, donc à inclure dans Clic@ld la notion de contre-indication ?

Certains commencent déjà à sourire, d’autres à rire jaune, en se demandant en ce jour célébre, ce qu’on va pouvoir encore annoncer, et si ce qu’on va leur dire va les obliger à faire subir à Clic@ld le même sort qu’à l’outil "médecin traitant en ligne". Je crains fort que oui........car clic@ald est dangereux sur le plan iatrogénie ; soit le médecin sait, et n’utilisera pas clic@ld, soit le médecin ne sait pas, et il ne devra pas utiliser le produit de sa recherche.

Donc voici un seul exemple, multipliable à loisir :

sélection de "insuffisance respiratoire sévère"

sélection du médicament "Tussipax" : bingo, il s’inscrit en zone supérieure, avec un joli feu vert éblouissant de certitude..........oui mais.......

si on lit la monographie, l’insuffisance respiratoire est une contre-indication formelle à la prescription des antitussifs !

encore un flop........



> Clic@LD ou la logique Gibbie (2006-02-10 15:16:24) -

Le concept "clic@ld" en provenance des URCAM, ou plutôt celui de "l’aide à l’utilisation de

l’ordonnance bizone" sur lequel il repose est un concept fondé sur une modélisation mathématique

simpliste totalement inutilisable en médecine, sauf dans une perspective uniquement

administrative et comptable et résolument non médicale.

Quel est ce concept ? un médicament de niveau "1" est indiqué, donc "vert" ; un médicament de

niveau immédiatement inférieur " 0" peut parfois être indiqué, donc "orange" ; un médicament de

niveau encore inférieur de niveau "-1" ne peut être indiqué, donc rouge, sur les protocoles de

soins ALD.

Voyons donc avec un seul exemple le résultat de la mise en application de ce concept issue de la

logique Gibbie à destination des médecins.

= Aide pour l’HTA sévère :

niveau "1" : Antihypertenseurs "vert" donc diurétiques "vert"

niveau "0" : Potassium "orange" puique en rapport avec le niveau "1"

= Aide pour l’insuffisance respiratoire :

niveau "1" : gluco-corticoïdes "vert"

niveau "0" : diurétiques "orange"

niveau "-1" : potassium "rouge"

Et dire qu’il faut pomper dans ces aides pour remplir les protocoles de soins : qui oserait affirmer que l’on est pas devenus de vrais Shadocks !



> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-02-06 09:34:17) -
Pour télécharger ClicALD : ClicALD
> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-02-08 13:39:21) - dr JB Chenique
La page de clicALD est maintenant agrémentée d’un " ce qu’en pense les professionnels". http://www.assurance-maladie.fr/8927.0.html On y lit que Generaliste 2002 en dit du bien - Il s’agit bêtement d’un mail d’information sur le newsgroup qui est publié automatiquement par le site, lequel mail d’information est bêtement le fwd d’un mail d’information du site Ameli ou autre... Ce genre de citation, c’est gentil pour faire un google-bombing - mais ça devient partial... Les discussions sur le Newsgroup Generaliste 2002 à propos de clicALD sont limitées. La majorité des médecins de NG font certainement confiance aux publications de Fulmedico.
Répondre à ce message

> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-02-09 16:20:49) -
Tout le monde n’est tout simplement pas toujours d’accord avec Fulmédico ! ;-)

> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-02-02 15:07:25) -
Quelques explications claires et plus objectives : http://univadis.msd-france.com/dr_internet/astuces/urcam.htm

> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-01-30 17:08:24) - Yves DUCHANGE

Monsieur,

Vous faites échos dans vos pages à la mise en ligne de clic@LD.

Je souhaite utiliser un légitime droit de réponse en portant à la connaissance des lecteurs d’indispensables compléments d’informations.

Les objectifs de clic@LD : pas de mauvais procès.

-  Son développement répond à la demande de médecins soucieux d’être accompagnés dans l’atteinte des objectifs de maîtrise des dépenses figurant dans la convention médicale. A ce titre ce ne sont pas "les caisses" qui espèrent 500 Millions d’économies mais la convention négociée entre l’Assurance maladie et les représentants de la profession.
-  Œuvre partenariale, il s’inscrit dans une politique d’écoute et de service, en aucun cas l’idée de "donner des leçons" n’a effleuré l’esprit de qui que ce soit.
-  De même, son approche est bien "d’aider à l’utilisation du bizone" et non à la prescription proprement dite, car il n’existe pas de référentiel dans le domaine, clic@LD n’en est pas un, ceci est clairement précisé dans la notice d’utilisation.
-  Seules 6 ALD sont actuellement disponibles ceci dans un souci de cohérence avec les publications de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie. Cette liste sera, bien évidemment, progressivement complétée.

Les aspects techniques.

-  Le professionnel de santé doit effectivement s’enregistrer avant de télécharger l’application. Cette opération est rendue nécessaire par la nécessité d’informer les utilisateurs des mises à jours. Un mail est bien envoyé à l’abonné, le terme "théoriquement" est superflu.
-  Clic@LD fonctionne sous trois principaux navigateurs (cf notice). Sans être une règle générale, les paramètres de sécurité de certains navigateurs peuvent bloquer l’affichage d’une partie du contenu. L’utilisateur doit alors l’autoriser. Ceci est souvent constaté lorsque l’on ouvre un message électronique. Cela fait partie des améliorations sur lesquelles nous travaillons, il ne nous a pas échappé que, sans impacter sur son bon fonctionnement, ce phénomène nuit à la convivialité de clic@LD.
-  Contrairement à ce qui est indiqué sur votre site, il est tout à fait possible de recevoir clic@LD sur plusieurs adresses.
-  Vous proposez ensuite un téléchargement direct de clic@LD depuis votre site. A aucun moment vous n’y êtes autorisé. Vous ne respectez pas la propriété intellectuelle et proposez une version obsolète. Cela ne permet pas à l’utilisateur de se procurer les mises à jours. Je vous invite donc à diriger vos lecteurs vers le seul lien officiel existant : http://www.assurance-maladie.fr/8595.0.html

Un outil évolutif...

-  Il n’est pas nécessaire de manier l’agressivité. Nul besoin de parler de "claques" ni d’utiliser des néologismes contribuant à affubler les concepteurs de clic@LD de pathologies imaginaires. Loin de cette logique, une rubrique, disponible sur nos sites Internet, permet aux utilisateurs de poser leurs questions et de faire leurs suggestions. Nous avons grâce à cela déjà amélioré clic@LD. D’autres l’ont bien compris...A titre d’exemple : la présence de médicaments retirés du marché dans la base de données, puisque la version 1.03 du 26 janvier corrige ce problème suite à une proposition d’un utilisateur.
-  Personne ne pourrait se targuer d’être parfait, c’est aussi le cas de ce développement qui n’est pas à l’abri de fautes de syntaxe et autres coquilles. Votre article a d’ailleurs le mérite de l’illustrer car il évoque la classe des "validateurs cérébraux". S’agit il d’une découverte récente ou d’un lapsus révélateur ?

-  Il est demandé à l’Urcam dans vos lignes de livrer un produit "parfait"...Quel objectif ! Que voudrait dire "parfait", donc complètement abouti, dans un contexte de nouvelles technologies par définition évolutif au quotidien. Même les plus grandes entreprises informatiques n’y parviennent pas, puisqu’elles mettent quotidiennement des améliorations à disposition de leurs clients sans pour autant se faire vilipender. Si j’osais l’humour, je vous demanderais si vous avez vous la même ambition de rigueur pour le remplissage du bizone...

En conclusion,

clic@LD constitue seulement une réponse à une attente de nos partenaires, il constitue une aide pour ceux qui voudront bien l’utiliser. Il se situe résolument dans le camp de ceux qui construisent pour avancer. C’est ainsi que d’autres sites l’ont appréhendé. Bien sûr d’autres que l’Urcam auraient pu développer clic@LD, quel dommage de compter des volontaires après coup ! Dommage également que d’autres n’aient pas eu l’idée avant puisque cela paraît si simple... mais n’est ce pas là le fond du problème ? Il est vrai que lorsqu’il n’existait pas il y avait au moins une bonne raison de ne pas l’utiliser....

Y DUCHANGE Chef de projet clic@LD Urcam Picardie


> Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique (2006-01-30 23:27:56) - Dominique Dupagne

Bonjour tout le monde

Vraiment ahurissante cette réponse de M. Duchange

Et notamment la fin

clic@LD constitue seulement une réponse à une attente de nos partenaires, il constitue une aide pour ceux qui voudront bien l’utiliser. Il se situe résolument dans le camp de ceux qui construisent pour avancer. C’est ainsi que d’autres sites l’ont appréhendé. Bien sûr d’autres que l’Urcam auraient pu développer clic@LD, quel dommage de compter des volontaires après coup ! Dommage également que d’autres n’aient pas eu l’idée avant puisque cela paraît si simple... mais n’est ce pas là le fond du problème ? Il est vrai que lorsqu’il n’existait pas il y avait au moins une bonne raison de ne pas l’utiliser....

C’est franchement surréaliste, et cela montre à quel point les caisses sont totalement coupées des réalités de terrain.

Le pire, c’est que ce truc a du coûter de l’argent.



Ordonnance bi-zone inadaptée à notre pratique (2006-01-28 12:51:26) - Bob

Monsieur le Directeur des URCAMS

Monsieur,

Je vous remercie de mettre gracieusement à ma disposition un logiciel d’aide à la prescription pour les ordonnances bizones sécurisées et pré identifiées où figurent mon nom, ma qualité de Médecin Généraliste, mon numéro du conseil de l’ordre, l’adresse de mon cabinet et ma position vis à vis de la Convention.

Par contre, ces ordonnances ne sont pas appropriées à mon exercice et l’absence de certains éléments me met dans une position inconfortable :

-  Envers mes patients en ALD, encouragés par vos services à se déplacer, mais qui n’ont pas connaissance des mes heures de consultation, ni accès immédiat à mon numéro de téléphone en cas d’urgence.

-  Envers le Conseil de l’Ordre, qui va me reprocher l’absence de ces indications élémentaires et indispensables, et du numéro de téléphone du service qui assure la PDS dans laquelle vous vous impliquer.

-  Envers mon AGA et mon inspecteur des impôts qui vont remarquer l’absence d’indication obligatoire concernant mon appartenance à une association de gestion agréée, et mon acceptation du règlement par chèques.

Je vous prie donc d’apporter les corrections nécessaires à mes futures ordonnances bizones à l’aide des renseignements que je joins en annexe.

Je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur des URCAMS, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Docteur Coy

PS :

J’ai une pensée émue pour la case en haut et à droite de l’ordonnance bizone. La pauvre désespérée réclame depuis des lustres qu’on lui colle une étiquette. Rien, jamais. Le drame est d’autant plus atroce, que la petite case en bas et à droite, sagement encadrée, est assidûment garnie d’un joli numéro. J’ai bien peur que ces ordonnances ne s’entredéchirent dans un accès incontrôlé de jalousie interne !



> Compétence à deux vitesses (2006-01-26 12:13:03) - Jiocef

.. il est tellement rassurant que la Sécu prenne le relais du projet FOPIM ! ! !

remboursez ! ! @+


> Compétence à deux vitesses (2006-01-30 19:40:43) - JioceF

Monsieur de l’URCAM a répondu ( ET c’est très bien qu’il puisse s’exprimer ) un truc cohérent mais avec un préalable qui me chagrine un peu : " _ A ce titre ce ne sont pas "les caisses" qui espèrent 500 Millions d’économies mais la convention négociée entre l’Assurance maladie et les représentants de la profession._ "

... est-ce à dire que les Caisses avaient demandé nettement plus d’économies ? ? ... non parceque sinon ce genre de phrase (de facture néo-xyloglossique, mais restant très reconnaissable ;O) voudrait dire que ce sont les médecins qui ont proposé les "économies" .. ce qui serait étonnant vu le développement des besoins de santé de la population.

De là à penser que le reste de l’article sur les outils informatiques disponibles auprès des Caisses souffrent des mêmes imperfections logiques ou du même arbitraire sémantique... ( mais bon je m’avance surement ! !)

@+






 

 Clic@LD est affecté de bi-zonose chronique

e-messageries

Textes réglementaires et législatifs
Untitled Document
 
© 2004-2006 MediaMed pour FULMEDICO
Gab - design © 06/2003 - Template Spip sous licence GPL