À l’appel du directeur de l’Anaes, Alain Coulomb (photo), une cinquantaine d’acteurs du monde de la santé de tous horizons étaient réunis en « conclave » pendant trois jours, en fin de semaine dernière, à l’hôtel Hilton de Roissy. Leur mission ?
Plancher sur les modalités de mise en oeuvre du dossier médical ! personnel.
À l’arrivée, un document, surtitré « Objectif : DMP, un dossier à partager », et intitulé « La concertation avant l’action », présente en effet un premier arsenal de neuf mesures élément-clé de la réforme, le DMP doit faire l’objet d’une appropriation collective, favoriser la qualité et la continuité des soins, et un pilotage unique doit être rapidement mis en place, reposant sur le binôme usagers-professionnels de santé, son utilisation doit être simple, la sécurité, la confidentialité et l’éthique doivent être garanties dans la plus grande transparence. Plus substantiels, les sixième, septième et huitième points préconisent les chantiers à orchestrer en priorité. Comme la mise en oeuvre de « pilotes régionaux » afin, entre autres choses, de valider les solutions techniques d’interopérabilité entre les logiciels. Le document insiste également sur la nécessité de proposer prioritairement l’offre DMP « aux personnes en ALD » et de répondre aux questions posées par la gestion des droits d’accès et du « masquage » des éléments du dossier, les conditions de mobilisation des établissements et des professionnels de santé, ou encore « les modalités de financement ». Le coût de constitution d’un DMP est en effet estimé à environ 15 euros par dossier. Et la question reste posée, qui paiera ? Enfin, les participants se sont accordés sur les mots-clés de la communication à mettre en oeuvre « dès demain » : c’est l’objet du neuvième et dernier point « le DMP, c’est bon pour la santé ».
F. Petty.